L’écopsychologie est un champ transdisciplinaire de recherche et de pratiques, attaché à la relation unitaire Humain-Nature et basé sur l’articulation entre l’écologie et la psychologie.

Theodore Roszak en a défini l’objectif en 1982 : « construire un pont au-dessus du gouffre historique de notre culture, celui qui existe déjà depuis longtemps entre le domaine psychologique et le domaine écologique, afin de voir les besoins de la planète et ceux de la personne selon un seul continuum ».
Nos comportements envers l’environnement naturel sont en effet fondamentalement liés à nos problématiques inconscientes, tant au niveau individuel que collectif. Par ailleurs, nous savons désormais que certains troubles psychologiques, tels que l’écoanxiété ou la solastalgie, sont à mettre en relation avec la dévastation de nos écosystèmes.

En écopsychologie, nous cultivons : 

  • L’attention aux liens fondamentaux entre notre monde intérieur et le monde extérieur
  • La vigilance concernant la circulation entre la tête, le cœur et le corps, autrement dit entre pensées, émotions et sensations
  • le “care” ou prendre soin de, comme l’expression instinctive qui nous anime face au vivant blessé, souffrant, violé, pillé…
  • la gratitude, l’humilité et la sagesse avec l’idée d’un Soi écologique qui englobe toute vie, la vision d’une conscience élargie qui prend en compte la profondeur de l’existence s’inscrivant dans un tout : l’écosystème Terre.
  • la perspective du temps long incluant notre vie, celle de nos ancêtres et de nos descendant·es, ainsi que celle des autres formes de vies 
  • l’intérêt pour les courants écosophiques, les pensées traditionnelles et les visions artistiques fondés sur la relation unitaire de l’humain avec la nature